Manger végétarien?

Manger végétarien?  (crédit © Olivier Degorce)
(crédit © Olivier Degorce)

Expérience de vacances...

Cavalière depuis de nombreuses années, j’aime randonner et découvrir ma région avec son terroir et ses spécialités. Et pas plus tard que la semaine dernière, j’ai pu expérimenter, sur quelques repas, une alimentation bio quasi végétalienne (les personnes qui m’hébergeaient proposant parfois du poisson, des œufs ou de la charcuterie à leurs hôtes mais sans en consommer). Sans surprise, je me suis plu à cet essai, ma curiosité et ma gourmandise toujours à l’affût de nouvelles expériences !

Mais d’abord, qu’est-ce que le végétalisme ? Le végétarisme ? Je crois pouvoir affirmer qu’il y autant de définitions que de « pratiquants » ! Le végétalisme consiste à ne consommer que des produits végétaux et donc aucun produits animaux ou dérivés (comme le lait, les œufs). Les végétariens, eux, peuvent consommer du lait, du poisson et des œufs mais pas de viandes ou ses dérivés. Mais certains évitent le lait, d’autres le poisson… d’où la grande variété des « régimes végétariens ».
Peut-être débuté pour des raisons philosophiques mais aussi par goût (ou dégoût !) ou par conscience environnementale, ce mode alimentaire peut nous amener à réfléchir sur notre propre alimentation et le rapport que nous avons avec elle.

Tout d’abord un fait essentiel à mes yeux : même si nous sommes considérés comme omnivores, notre base alimentaire fondamentale reste les végétaux. Donc un régime végétarien voire végétalien n’est pas une hérésie en soi. Bien sûr, cela demande certaines adaptations diététiques qui sont spécifiques pour éviter les dangers des carences : la vitamine B12, essentielle pour ne pas développer un type d’anémie (anémie de Biermer) et qui n’est apportée pratiquement que par les produits animaux, certains acides aminés essentiels constituants des protéines (que nous ne fabriquons ni ne stockons mais qui doivent composer notre alimentation au quotidien), le fer pour éviter une anémie ferriprive (celui qui est bien absorbé se trouve surtout dans les produits animaux) et le zinc que l’on trouve aussi dans les viandes. Mais bien menées, ces alimentations sont source de bien-être et de santé, surtout avec la variété de produits que nous trouvons actuellement : algues, soja (avec parcimonie), graines germées, etc. Ceux qui consomment encore des œufs n’auront pas trop de soucis, puisqu’ils font partie des aliments protéinés quasi complets d’un point de vue qualitatif et quantitatif.

Un autre fait marquant : consommer bio c’est cher, mais c’est mieux par plusieurs aspects. Le goût et la saveur sont différents et la qualité nutritionnelle un peu plus intéressante (moins de polluants, plus d’éléments essentiels comme les vitamines et les minéraux). L’agriculture biologique est aussi plus respectueuse de la nature et des conditions de production. Si en plus, on essaye de consommer local, par des circuits courts d’approvisionnement, on peut encore agir sur l’environnement et en réduire notre impact. Mais ce n’est pas toujours facile et tout le monde n’a pas les moyens ou l’envie d’adhérer à ce type de démarche, même si elle progresse au fil des ans.

Alors au-delà des considérations environnementales et diététiques, que peut-on en retirer ? La plaisir de découvrir ou de redécouvrir des aliments oubliés, peu consommés, comme les légumes secs, les graines germées. Le plaisir des couleurs, du goût des produits frais du jardin, récoltés le matin même pour le repas suivant (prunes, radis). Le plaisir des produits faits artisanalement (pâté végétaux, fromages du coin, miel, confitures) et d’une cuisine qui utilise « tout », où rien ne se perd, comme le « vert » des légumes (les farçous aveyronnais revisités à la mode végétarienne… un pur régal !). Et je dois bien avouer qu’avec la dépense physique (on marche aussi à côté du cheval !), j’avais un peu peur d’avoir faim… Il n’en a rien été ! Les végétaux ont un pouvoir rassasiant important de par leurs fibres et même si la viande y excelle aussi grâce aux protéines, pas de petit creux dans l’après-midi ! Comme quoi, les idées reçues ont la vie dure… Même pour une dièt !

Enfin, si pour vous l’idée de ne plus manger un bon steak bien saignant n’est pas pour demain la veille, faites quand même le tour des recettes végétariennes, ne serait-ce que pour la variété et le plaisir des papilles !

PS : pour l’anecdote, j’ai eu deux patientes obèses et végétariennes qui ont été opérées d’une chirurgie il y a maintenant quelques années. Vu l’importance de manger des protéines pour lutter contre la dénutrition induite par ce type de prise en charge, j’étais très sceptique sur le futur diététique de ces personnes et j’ai fait en sorte de les conseiller au mieux. La première mangeait du poisson et n’en a pas été écœurée, même à deux fois par jour au début ! Quant à la seconde, elle consommait du lait mais pas d’œuf ni de chair animale. Là aussi, elle avait su s’adapter en variant et je n’avais pas noté de problème particulier. Encore une fois, si cela est bien géré et avec une bonne éducation du patient, ce type d’alimentation peut tout à fait convenir.

Pour en savoir plus : http://www.vegetarisme.fr/

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Par bbeignon | le lundi 30 août 2021
Les légumes du jardin

Je reviens de plus en plus (même si je suis jeune) au naturel, j'ai commencé à faire pousser des plantes dans mon jardin pour améliorer ma santé. Il va falloir que je revienne plus souvent ici pour en apprendre encore plus sur ça. J'ai vu aussi certains articles sur le soleil, la relaxation et le sommeil. Ca sera ma lecture du week-end prochain

à propos de l'auteur

J'ai su très tôt que je voulais aider les gens à préserver ou retrouver leur santé. Peut-être parce que cela faisait écho à quelque chose de profond en moi... Restait à trouver dans quelle spécialité. J'avais envisagé la kinésithérapie et l'ostéopathie mais la diététique a été plus forte que tout!

Diététicienne-Nutritionniste depuis 2005, j'ai travaillé en libéral, en psychiatrie (TCA, addictologie, dépressifs, psychotiques,...) et en gériatrie. Très intéressée aussi par la nutrithérapie, je collabore avec le laboratoire français NUTERGIA qui m'a formée aux grands principes de soins par les nutriments, déjà partie intégrante de métier. De 2009 à 2015, j'ai travaillé dans une clinique privée de la banlieue toulousaine où je m'occupais en particulier de patients opérés d'une chirurgie de l'obésité, au sein d'une équipe pluridisciplinaire. Je réalisais des ateliers d'éducation thérapeutique avec eux afin de bien les préparer à leur nouveau rythme alimentaire. Je prenais également en charge des patients atteints de cancer et traités en chimiothérapie, des patients en soins palliatifs, des dialysés, des patients ayant subi une chirurgie digestive, des patients en réanimation, ... etc. Cette diversité de cas m'a permis d'en apprendre toujours plus à leurs côtés, aussi bien d'un point de vue professionnel qu'humain.

Depuis plusieurs années, je m'intéresse particulièrement à la psychologie, la psychanalyse et toutes les formes de thérapies qui en découlent. Grâce au yoga, j'en suis venue à m'essayer à la méditation de pleine conscience, que je pratique régulièrement afin de développer ma spiritualité. J'ai ainsi découvert d'autres techniques psycho-énergétiques qui influencent positivement ma vie : EFT, Ho'oponopono, magnétisme, communication intuitive, ... Curieuse et passionée, je continue à lire, voir et expérimenter toute sorte d'approches holistiques comme la médecine intégrative.

Passionnée par les animaux, la Nature et cavalière depuis 25 ans, j'aime randonner et découvrir ma région sur le dos de mon cheval. Je m'intéresse beaucoup à l'équithérapie (soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans une dimension psychique et corporelle, définition de la SFE) et à la zoothérapie/médiation avec les animaux, parce que j'estime qu'ils représentent une piste d'avenir pour l'être humain, en tant qu'accompagnateurs et thérapeutes.

Après une période de remise en question concernant mes attentes et mon avenir professionel, je poursuis mes projets d'écriture (concours de nouvelles, poèmes, roman) et continue d'en apprendre davantage dans ce domaine. Ce temps de réflexion m'a permis de m'orienter vers l'enseignement afin de pouvoir transmettre tout ce que j'ai pu apprendre sur le terrain pendant ces années. J'ai repris mes études en Master MEEF avec joie et apprehension et décidé de passer un concours de l'enseignement, que j'ai réussi en juin 2016. Une nouvelle voie professionnelle, en continuité avec mon coeur de métier, s'ouvre à moi et de nouveaux domaines de connaissances me passionnent comme les sciences de l'éducation, la recherche, l'éducation à la santé. 

Pour me contacter : esentenac.dietnutri@gmail.com

Page FB : Elodie Sentenac Diététicienne Nutritionniste

Twitter : @ElodieSentenac

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