NAFLD, NASH : ce qu’il faut savoir sur la «maladie du foie gras»

NAFLD, NASH : ce qu’il faut savoir sur la «maladie du foie gras»

Au moins une personne sur cinq souffrirait sans le savoir de « maladie du foie gras », une affection grave, mais qui peut être guérie sans médicaments.

Qu’est-ce que la maladie du foie gras ?

Il s’agit d’une surcharge du foie en graisses, qui n’est pas due à la consommation d’alcool mais au régime alimentaire que l’on suit, et au manque d’exercice. Médicalement, il s’agit de maladie du foie gras non alcoolique (en anglais, NAFLD, pour non alcoholic fatty liver disease). Elle peut évoluer vers une forme avancée et plus grave, la stéatohépatite non alcoolique (en anglais, NASH, pour non alcoholic steatohepatitis), qui se caractérise par une inflammation et des fibroses. La littérature médicale utilise majoritairement les deux acronymes NAFLD et NASH.
 

Qui est concerné ?

La maladie du foie gras affecterait environ un tiers de la population des pays développés. En 2017, on estimait à un milliard le nombre de personnes dans le monde souffrant de NAFLD. La moitié au moins des diabétiques sont concernés (jusqu’à 70% selon certaines études), et jusqu’à 90% des personnes obèses. Une obésité abdominale est souvent associée à cette maladie.
 

Quels risques la maladie fait-elle courir ?

La NASH, qui est la forme avancée de la maladie, augmente le risque de cirrhose du foie et par la suite, les risques d’insuffisance hépatique et de cancer, nécessitant souvent une greffe de foie. Les chercheurs pensent d’ailleurs que la maladie du foie gras va peu à peu devenir la principale cause de carcinome hépatocellulaire, la forme la plus répandue de cancer du foie. La maladie est aussi associée à un risque élevé de troubles cardiovasculaires.
 

Comment est-elle diagnostiquée ?

La plupart du temps, le diagnostic est posé au détour d’un bilan sanguin, ou parce que le médecin soupçonne une maladie du foie gras devant une obésité abdominale, un diabète, un prédiabète ou un syndrome métabolique. Les enzymes du foie peuvent être élevées, notamment l’ALAT et la GGT, mais à elles seules ne permettent pas le diagnostic. L’examen le plus fiable est l’échographie du foie.
 

Peut-on en guérir ?

La maladie du foie gras peut être inversée en changeant de mode de vie. Même au stade de la NASH, une inversion est possible, à condition de prendre des mesures drastiques. Le livre de la diététicienne Angélique Houlbert, Le Régime NASH en donne le détail et explique comment modifier son alimentation pour débarrasser le foie de ses graisses. Son programme diététique est constitué de deux phases.
  • La première phase a pour but de « faire maigrir » le foie ; elle repose sur deux approches qui ont fait leurs preuves : un régime hypocalorique si l’on est en surpoids, ou dans le cas contraire, un régime de type cétogène, pauvre en glucides et riche en graisses.
  • La deuxième phase, de stabilisation, fait appel à un régime méditerranéen à index glycémique bas ou un régime low carb type Atkins.

Quelle est la place de l’exercice physique ?

L’exercice joue un rôle central dans la guérison car il augmente l’efficacité du régime alimentaire. Le Régime NASH présente un programme d’exercices particulièrement efficace, qui a l’avantage de pouvoir être pratiqué en moins de 30 minutes chaque jour.
 

Une fois qu’on a guéri, est-ce définitif ?

Hélas non. La maladie peut se réactiver si l’on reprend le mode de vie qui a conduit le foie à s’engraisser : sédentarité, excès caloriques, aliments très transformés, excès de glucides raffinés et de sucres, graisses alimentaires pro-inflammatoires. Pour se mettre durablement à l’abri, il faut suivre un régime alimentaire apportant des aliments de qualité. Ce régime n’est absolument pas contraignant et ses bénéfices s’étendent au corps tout entier.
 
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