Natation

Comment progresser en crawl ?

Comment progresser en crawl ?

Dans Le guide du crawl moderne, Solarberg Séhel explique les fondamentaux de la nage, donne des exercices éducatifs essentiels pour crawler juste et répond aux questions des nageurs. Dans cet extrait, il détaille les moyens de progresser.

La natation a été sans doute l’un des premiers sports où les entraîneurs ont compris l’importance de varier le contenu des séances d’entraînement pour arriver à des progrès plus rapides. Pour qui veut progresser, se contenter de nager sans s’arrêter pendant toute la séance c’est bien, mais cela mène à un plafond. S’il désire continuer de progresser, le nageur devra intégrer d’autres types d’entraînement.

Schématiquement, on peut catégoriser 7 axes de développement.

  • Développer son endurance : pour cela, il s’agit de nager de manière ininterrompue ou bien avec des phases de repos très courtes. Le niveau d’effort doit être faible sans essoufflement. Cela va permettre de développer avant tout le système cardiovasculaire.
  • Développer l’efficacité de sa nage : ce type d’entraînement consiste à se chronométrer sur une distance assez longue, par exemple 1 km, 2 km voire plus. Cela permet de vérifier ses progrès et aussi surtout d’accroître sa capacité à tenir l’effort, à avoir une nage efficace et à bon rendement.
  • Développer sa force : pour cela, le nageur utilisera des accessoires type plaquettes, élastique, ou bien nagera le papillon.
  • Développer sa puissance : il s’agit pour cela de faire des répétitions d’effort court (de 25 à 50 secondes) avec suffisamment de repos entre chaque effort.
  • Travailler en anaérobie : à partir d’un certain niveau d’effort, le corps va générer de l’acide lactique en quantité telle que l’organisme ne pourra pas le recycler. Il y aura donc accumulation d’acide lactique et fatigue musculaire. Un certain type d’entraînement permet de s’habituer à mieux gérer une telle situation, par exemple des séquences d’effort supérieures à 75’’, séries de 150 m à 300 m. Utile par exemple pour s’habituer au départ de compétition en eaux libres.
  • Travailler sa vitesse pure : ce travail de sprint va consister à accélérer au maximum sur des périodes d’environ 25’’ avec un temps de repos de 25’’ voire plus.
  • Les éducatifs : ils sont utiles pour travailler sa technique, corriger un défaut, parfaire le mouvement.

Suivant l’objectif recherché et la période de l’année en vue d’une éventuelle compétition, le nageur choisira de réaliser un ou plusieurs de ces types d’entraînement durant une séance.

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