Le blog de Thierry Souccar, "Amuse-gueules"

Réflexions sur la vie, la mort, et tout ce qu'il y a au milieu. 

Par Thierry Souccar
Lait et santé publique

3 à 4 laitages par jour : une recommandation absurde et dangereuse, à abolir sans délai(t)

3 à 4 laitages par jour : une recommandation absurde et dangereuse, à abolir sans délai(t)

Quand les autorités sanitaires vont-elles enfin reconnaître qu’elles ont eu tort de promouvoir les laitages dans le but de « prévenir les fractures » ? Quand vont-elles faire amende honorable et réviser leurs recommandations (les fameux 3 à 4 laitages par jour) comme je les y invite depuis 2004 ?

Ces questions se posent de manière aigüe alors qu’une grande étude est parue dans JAMA Pediatrics, qui vient une nouvelle fois mettre à mal le mythe selon lequel il faudrait boire plus de lait dans les premières décennies de la vie pour prévenir les fractures à un âge avancé.

Que dit cette étude ? Elle a suivi pendant 22 ans plus de 96 000 hommes et femmes âgés de 50 ans issus de l’Etude des Infirmières et de l’Etude de suivi des professionnels de santé. Les chercheurs de l’Ecole de santé publique de Harvard, qui pilotent ces deux grandes cohortes, ont cherché à établir une association entre la consommation de lait dans l’adolescence et le risque de fractures plus tard dans la vie.

Résultats : après contrôle des facteurs de risque connus, chaque verre supplémentaire quotidien de lait au cours de l'adolescence était associé à un risque significativement plus élevé de fracture du col du fémur chez les hommes. Chez les femmes, la consommation de lait n’était associée ni à une augmentation du risque de fracture, ni à une diminution de ce risque.

Conclusion : consommer plus de lait à l'adolescence ne s'accompagne pas d'un risque plus faible de fractures, et pourrait même être lié à un risque de fractures plus élevé chez les hommes.

Cette information est parfaitement conforme aux données accumulées depuis des décennies, qui sont rassemblées dans Lait, mensonges et propagande et plus récemment Le mythe de l’ostéoporose.

Il y a cinq ans, à la suite d’un article spécieux en faveur des laitages signé par des pédiatres de la Société française de pédiatrie, la plupart liés à l’industrie laitière, j’avais déjà appelé les autorités sanitaires à reconnaître au contraire que les données scientifiques imposent une révision rapide des recommandations actuelles.

Pas de réponse.

Depuis, nous avons appris que les hommes qui, dans l'adolescence ont bu le plus de laitages ont un risque significativement augmenté de développer un cancer de la prostate.

L'étude de JAMA Pediatrics est donc le dernier clou planté dans le couvercle du cercueil où gisent désormais les conseils en faveur des laitages. On ne les regrettera pas.

Mes amis, reste à comprendre comment une telle situation a pu perdurer. Comment on a pu nous faire croire si longtemps que le calcium décidait quasiment seul de la santé osseuse. Que la population en manquait cruellement. Et, comble de l'absurde (ou du cynisme) : qu'une famille d'aliments - les laitages - allait nous protéger d'une calamité - les fractures liées au vieillissement osseux - qui épargne largement les populations qui n'en consomment pas, et frappe surtout celles qui les surconsomment !

Mark Barnes et Patrick Florencio, deux juristes américains, ont une explication à ce mystère de la biologie et de la sociologie réunies. Ils ont montré que les situations de conflits d'intérêt ont plus de chances de contaminer un domaine particulier si le domaine en question fait appel à un jugement professionnel spécialisé, échappant à la supervision des pairs ou du public, si la prise de décision est opaque, et s'il existe une relation ancienne et suivie entre les participants (le chercheur ou le médecin, et l'industriel).

Tous ces ingrédients sont réunis dans la fameuse recommandation des "3 à 4 laitages par jour"

La plupart des (ir)responsables de santé publique qui ont fait depuis 30 ans des recommandations officielles en faveur des laitages étaient ou sont en situation de conflit d'intérêt.

La plupart des médecins leaders d'opinion qui dans les médias font la promotion des laitages sont en situation de conflits d'intérêt

Ces conflits d'intérêt ne sont jamais portés à la connaissance du public, ou seulement de manière exceptionnelle.

Si la santé publique a encore du sens face au poids des lobbies, il est urgent que les autorités sanitaires (en France : ANSES, INPES, PNNS) s’abstiennent dorénavant de promouvoir la surconsommation de laitages, et qu’elles tiennent enfin un discours de bon sens : les laitages ne sont pas indispensables à la santé, il n'y a donc aucune obligation de les consommer (même s’il n'y a pas de risque à en consommer modérément lorsqu'on les tolère).

Portez-vous bien !

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Par dorkimar | le samedi 28 décembre 2013
Durant ma jeunesse j’étais un

Durant ma jeunesse j’étais un grand amateur de fromages : Laguiole, Bleu des Causses, Fourme d’Ambert, Saint Nectaire, Bleu d’Auvergne et de Cantal en particulier. Il n’y avait que du bon voire du « très bon Cantal » et un « excellent Salers » , fromages qui étaient recherchés à Paris, Nice, ……et souvent considérés comme les meilleurs ; alors il n’y avait pas d’ensilages ni de vaches modifiées, mais des vaches du pays « de Salers » ! A l’époque il n’y avait pas de yaourt, mais on faisait cailler du lait de temps à autre…. Je me suis toujours appliqué à consommer du lait, puis des yaourts et des fromages, influencé par les campagnes bien orchestrées pour le calcium ! Entre 1960 et 1996, la consommation de lait et de yaourts en France est passée de 78kg/an à 106 kg/an, cette augmentation étant due essentiellement à la progression des yaourts ! (publicité efficace du lobby des industries laitières + coopération médicale)…. L’équivalent lait entier mis en œuvre pour la fabrication des produits laitiers consommés en France était de 401 kg/an/habitant en 1996. Aussi bon score que pour les médocs !
En vieillissant, j’ai constaté que les fromages de vaches étaient de moins en moins digestes, d’où le repli sur d’autres fromages (chèvres et brebis) qui passaient mieux tout en conservant les yaourts (effet de mode, publicité aidant). En hiver surtout, j’avais le teint rose (couperose), le nez rouge, ce qui conduit un de mes petits-enfants à me dire : « Pépé, on croirait que tu bois beaucoup » alors que je bois seulement un verre de vin rouge bio le week-end et seulement s’il y a des invités amateurs de vins ; jamais d’apéritifs …. Suite à ennuis de santé : Ballonnements, Flatulences, puis Insomnies la nuit, puis endormissement au volant d’où accident puis Somnifères et Anxiolytique & Dépression d’où Antidépresseurs, puis Colites : alternances de coliques et de constipations et recherche des ‘coupables’ (glutens ….) , cela dans le cadre théoriquement idéal : légumes bio ( du jardin / + de 8mois/an), régime peu carné : pas de viande rouge et volailles élevées par nos soins vivant dans un grand verger….….. mais sans abandonner ces indispensables laits et yaourts au ‘Bifidus…’ pour le CALCIUM ……. et en réduisant péniblement ces chers fromages ! Un vieux médecin expérimenté m’a conseillé de réduire ma consommation de fromages tout en me faisant remarquer que les pays où il y a le moins de problème d’ostéoporose …….. sont les pays où l’on ne consomme pas de laitages (Japon, Chine, ……..) Et que les pays où l’on consomme le plus de lait (Pays-Bas, Danemark, Pays scandinaves, Amérique du Nord ) sont également les champions en Ostéoporose, Arthrose, Obésité et Grande Taille « hormonément assistée » Cela m’a ébranlé dans mes convictions ! + Lectures conseillées du genre : : Le lait de vache, un aliment pour le veau http://www.ateliersante.ch/lait.htm Lait de vache : Blancheur trompeuse Anne Laroche-Walter Editions Jouvence 1998 Soyons moins lait Dr Le Berre Nicolas (partie médecine) & Hervé Queinnec (160 recettes) Editons Terre Vivante 2000 Puis :« Lait, Mensonges et Propagande » de Thierry Souccar, et via la préface de ce livre remarquable, j’ai pris connaissance du Prof H JOYEUX et de ses remarquables conférences, d’où Quantique Planète (Dr Bruno Donatini, Dr Olivier Soulié, Dr Louis Teulières, Didier Rauzy ……..)
D’où LA LUMIERE pour moi et ma famille :exemple mon épouse (TB cuisinière en Bio) sait pourquo i elle a de l’arthrose aux genoux (merci à la ‘com’ des industriels du lait, relayée par le médecin traitant et les médecins de notre famille qui gavent leurs enfants de yaourts industriels stockés en grande quantité aux réfrigérateurs d’où angines en rafales …)

Mon épouse et moi, habitons, en pleine campagne au S-O du Massif Central avec pour fond sonore les cloches des vaches (ça c’est authentique). Nous cultivons notre jardin de fleurs et légumes sans aucun traitement chimique et mangeons de vrais légumes durant une bonne moitié de l’année, le surplus étant distribué pour faire plaisir… hors PIB !
En 1963 le lait pris à la ferme (à 500m), au sortir du pis de la vache de Pays (qui avait un prénom) était vendu 0,20 F/l (pas aussi blanc que nos laits actuels, mais bien plus crémeux !). …. Les fermiers avaient un grand jardin avec du vrai fumier ainsi qu’une basse-cour (poules, canards, oies, lapins,cochons ….). Il y avait 20 vaches en hiver et en été l’effectif global pouvait atteindre 40 (avec les veaux). De nos jours les ‘exploitants agricoles spécialisés’ ont, sur la même surface, avec l’aide de l’agrochimie (nitrates qui remplacent les rigoles de récupération et répartition d’eau) ont 60 vaches en hiver et en été l’effectif peut atteindre 120 (avec les veaux) et point d’autres animaux. Ces exploitants modernes, sponsorisés par l’UE, doivent faire venir de la paille, du foin ….. par la route. Ils achètent fruits, légumes …. et laits dans les grandes surfaces !!!! Actuellement le lait bio label AB (ensilages admis) en agriculture qui n’a de raisonnable que le mot) coûte 1,88 €/l soit # 12,30 F/l . Soit prix multiplié par (12,3/0,20)= 61,5 en 50 ans pour un lait de moins bonne qualité, (mais ‘plus blanc que blanc’ comme la lessive de Coluche et ‘aux normes européennes’) et que l’on trouve à N km de chez soi !
Je suis de plus en plus méfiant envers les laitages et fromages élaborés à partir d’ensilages soit vaches saoulées avec 1,2 à 2,2l d’alcool pur par jour ( ce qui est admis en label ‘bio’ AB tout au moins pour les laitages ) ……… ,en général des ‘Holstein’ dont la durée de vie est réduite à 3-4 ans, et finissant en’ vache de réforme’ impropres à la consommation, mais vendue en boucherie comme bœuf bourguignon ….. tandis- que nos vaches locales : Salers, Limousines, avaient une espérance de vie de 20 ans en production… et même 30 ans ‘en amitié-reconnaissance’…….., puis peu à peu abaissée à 12 ans pour des raisons de rentabilité avec les progrès techniques (ensilages et traitements pour donner plus de lait, invendable !!! nota :un ami artisan vivant à la campagne a une vache de Salers ‘dans son jardin’ de 23 ans qui se porte très bien mais donne moins de lait (mais du vrai lait sans ensilages) On parle ainsi de tradition, de labels AOP ou AOC au lieu de distinguer ceux qui sont sans ensilages (Comte, Nature & Progrès, Bernard Gaborit et ses petites vaches jersaises) c'est-à-dire des exceptions dans la multitude de nos ex-excellents fromages ‘que l’on assassine’). Lors de fêtes du fromages X, puis Y, puis Z (aux ensilages), les organisateurs éleveurs industriels récupèrent quelques vqches de races anciennes locales chez de vieux paysans (dont ils vont bientôt acheter les terres… puis agrandir ‘leurs ateliers’) et font défiler ces intermittentes du spectacle , filmées par F3 Locale pour des infos vantant la pureté du terroir ……. , proposant la visite de laboratoires de fabrication très propres et aux normes européennes (ça c’est vrai !) sauf que ces gros organisateurs (souvent à la tête des LABELS) n’ont pas une seule de ces races locales, mais de grands troupeaux de ‘Holstein’ bien ensilées à longueur d’année pour une courte vie ! On peut voir le ‘chroniqueur préféré des francs , et surtout des lobbies agricoles « Chevalier de la Légion d’Honneur » (merçi Jacques C) complétant , quelques semaines avant les vacances de Pâques ou autres …. l’information des touristes parisiens et autres, sur l’excellente gastronomie locale concoctée avec les meilleurs fromages de France (CE QUI ETAIT PLUS VRAI QUE VRAI avant les ensilages à l’époque où nos grand-mères faisaient bouillir le lait et explosaient les hormones et facteurs de croissance, comme dirait H Joyeux) Alors, pour 5 minutes de promo d’un Grand Cuisinier X , suivent 10 minutes d’auto-promotion du chroniqueur gastronomique, puis on peut passer à Grand Chef Cholesterol Y …… C’est avant tout de la ‘Com’ et Motus sur la Qualité-Vraie des Produits alimentaires des industies agricoles !
Entre 1950 et 1996 la consommation de lait et de yaourt en France est passée de 78 kg/an à 106 kg/an (Merçi , Nestlé, Lactalis, Danone ... les trois meilleurs du monde avec des chiffres d’affaires respectifs de 18,6 Md $, 10,4 Md $ et 10 Md $) oui 18 600 000 000 $ ; 10 400 000 000 $ et 10 000 000 000 $

Un ami (gros amateur de fromages de Pays depuis sa jeunesse, lequel souffrait souvent de COLITES, a, sur les conseils de son jeune médecin (c’est rare et courageux !) stoppé toute consommation de tous produits issus d’ensilages (dont yaourt bio de label AB admettant les ensilages !!) et issus des élevages industriels (poulets de 43 jours et autres ………….) [ce qui va au-delà des laitages] ……… Il se porte bien mieux ! Je bénéficie indirectement de ces conseils, et m’oriente vers des sous-produits du soja bio (SOJADE ; laits de soja, amandes, noisette ….) et Fromages sans ensilages[ tels que Comté ou fromages de chèvres et brebis ( !) et la plupart des fromages suisses (plus chers)….et Fromages de Savoie ‘sans ensilages’ (Abondance, Beaufort, Chevrotin, Tome des Bauges, Emmental de Savoie, Reblochon de Savoie …. ) beaucoup plus digestes, mais plus coûteux !] Pourquoi ‘de Savoie’ ci-dessus ? Je faisais quelques confusions entre emmental de Savoie (3 000 T/an) et l’autre emmental populaire pasteurisé fabriqué discrètement en Bretagne surtout dans des Ateliers de ‘Holstein’……… (plus de 250 000T/an) et là un ami savoyard m’a ‘remonté les bretelles’. Je cite : « L’emmental traditionnel F (le Vrai) ne représente que 1,2 % de la production nationale ‘alors que le marché de l’emmental français pasteurisé est de 250 000 T, essentiellement produit en Bretagne …. avec ensilages …’ QUELLES DIFFERENCES ENTRE L’EMMENTAL DE SAVOIE ET L’EMMENTAL FRANÇAIS ? L’Emmental français est produit à partir de lait provenant de toute la France. Moins typé en goût, il est souvent râpé et utilisé pour agrémenter gratins, pâtes et autres recettes. L’Emmental de Savoie quant à lui est exclusivement fabriqué dans les Savoie, à partir d’un lait cru collecté chaque jour sur ce même territoire. Reconnu par une IGP, il répond à des exigences de qualité élevées et à un cahier des charges précis règlementant les méthodes de fabrication, encore artisanales aujourd’hui. Contrairement à l’Emmental français, produit en très grande quantité (250 000 tonnes par an), il n’est fabriqué que 3 000 tonnes d’Emmental de Savoie chaque année, par seulement 4 ateliers transformateurs affineurs .Selon l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO), il existe trois variétés d'emmental français dont deux protégés par une IGP ! Entre les deux cités ci-dessus il y a l’emmental français est-central (IGP) ou Grand Cru Est-Central avec Label Rouge fabriqué à partir de lait cru provenant des 13 départements de l’Est-Central, + productions de plus en plus industrielles!) » « Le gruyère suisse n'a pas de trous (AOC suisse / AOP ue) .Le meilleur, mais cher ! Art. 7 Interdiction d’ensilage
Dans les exploitations dont le lait est destiné à la fabrication du Gruyère, la préparation et la
distribution d’ensilages de toutes espèces sont interdites. Art. 14 Aliments prohibés toute l’année
1 L’affouragement d’ensilage, d’urée, de produits contenant de l’urée, de farine et de concentré
protéique de provenance animale est prohibé.
2 Sont aussi considérés comme ensilages, au sens du présent cahier des charges, les pulpes
et les feuilles de betteraves, le maïs haché, les feuilles de pois, les drêches de brasserie,
les balles de fourrages enrubannées et les autres fourrages stockés dans des entrepôts
de fortune durant plus d’une semaine.
3 Sont assimilés à des ensilages le maïs en grains humides et les autres céréales humides
traitées avec de l’acide propionique, ou avec d’autres additifs ou encore d’une autre manière.
Art. 15 Exception à l’interdiction d’affourager de l’ensilage
Exceptionnellement, le jeune bétail peut être affouragé à l’aide d’ensilage de maïs, à condition
que les sites de détention du jeune bétail et de stockage du fourrage soient éloignés et
séparés de ceux dévolus aux vaches laitières
Le gruyère français IGP( UE) …. doit avoir des petits trous. Production 1 600 T dans le Doubs, le Jura, la Savoie, la Hte Savoie, Terr de Belfort + partie de l’Ain, Côte d’Or, Hte Marne, Saone et Loire, Isère. Ensilages ? »
Il y a « RAPÊ » et « RAPÊ de fromage X » et « RAPER soi-même !!! » Du fromage synthétique dans nos assiettes

Que ce soit dans les plats industriels, dans les rayons de nos supermarchés ou même dans les assiettes de certains restaurants, le fromage traditionnel se raréfie. Il est de plus en plus remplacé par ce qu’on appelle le « fromage analogue », un ersatz qui ressemble et qui a le goût du fromage mais qui ne possède aucune des qualités nutritionnelles du véritable fromage. Vendu le plus souvent sous forme de « RÂPE »
Le « fromage analogue » a fait son apparition en 2007 en réponse à la flambée du prix du lait et son développement se prolonge en raison de la crise économique et de son faible coût de fabrication. Mis au point par Cargill, importante société agro-alimentaire basée dans le Minnesota et implantée dans 65 pays, le « fromage analogue » existe sous deux formes distinctes. La première, qui existe depuis 2007, est une pâte réunissant des protéines laitières, de l’huile de palme et des exhausteurs de goût. La seconde, développée en 2009, est appelée « Lygomme Tach Optimum » et est destinée au marché européen, c’est un mélange de plusieurs amidons, de gélifiant, d’épaississant et d’arômes.
Le « Lygomme Tach Optimum » fait partie des trois nominés 2009 aux Food Ingredients Awards dans la catégorie « innovation de l’année pour la laiterie ». Cargill se targue même d’améliorer la santé des consommateurs car ce produit ne contient pas de graisses saturées ni de lactose. Mais la véritable innovation c’est que ce dernier coûte 60% moins chère que l’ersatz précédant et 200% de moins que le « vrai fromage » (avec ensilages le plus souvent lesquels sont admis en label AB). Autant dire que c’est une aubaine pour l’industrie agro-alimentaire, qui s’empresse de l’inclure dans nombre de leurs préparations.
Ces produits sont bien sur importés en France et l’on peut dorénavant retrouver ces chers fromages synthétiques dans de nombreuses pizzas, lasagnes, cheeseburgers, etc., que ce soit dans les rayons de nos magasins ou même chez certains restaurateurs (entre autre Pizza Hut et Mc Donald’s).
La Commission Européenne autorise l’utilisation du « fromage analogue » pourvu que les ingrédients le composant soient indiqués sur l’emballage, mais qui ira identifier le galactomannane ou le carraghénane ? Si une harmonisation des appellations et de l’affichage des ingrédients ne s’opère pas, le commun des consommateurs va vite devoir, en faisant leurs courses, se résoudre à tenter de déchiffrer tous les minuscules caractères ornant les packagings, et ce, juste pour avoir une mince idée de ce qu’ils ingurgitent.
SOYEZ RASSURE LA COMMISSION EUROPEENNE VEILLE SUR NOUS !!!!!
Là où tout se complique pour moi : « Il y aurait maintenant des brebis qui carburent à l’ensilage !! »
« Au secours Professeur JOYEUX ; il faut arrêter ces ‘progrés’ !! »

Selon le Professeur H JOYEUX que j’admire (à travers ses conférences connues trop récemment), le lait des grandes espèces (vaches Holstein et autres ‘hybridés’….) serait moins valables que ceux de petites espèces (brebis, chèvres) pour des raisons de grosseurs de molécules, d’hormones, de facteurs de croissance inappropriés au bébé humain puis à l’humain d’où risques de leucémies, de cancers !!!
Mon médecin traitant ne veut pas parler d’alimentation, car il existe N médicaments pour chaque coin du corps en panne !!! On est loin d’Hippocrate : « QUE TON ALIMENT SOIT TON SEUL MEDICAMENT »
La consommation de viande est passée de l’ordre de 10 kg/an /ht avant 1939 (évaluation possible seulement sur les grandes villes par le CNAM ) à 44,4 kg/an /ht en 1950 puis 90,9 kg/an/ht en 1990 puis 84,6 kg/an/ht en 1996 Il ne s’agit plus des mêmes produits ni en nature ni en qualité ! Dans les campagnes il s’agissait surtout de petits élevages de volailles libres, de chasse ; mon père me racontait qu’alors(années30) dans son canton de la Corrèze(pas de bocherie), un paysan tuait un veau à Pâques, et avait du mal à vendre le tout sur une commune de plus de 1000 habitants ! Dans son dernier livre intitulé « No Steak », Aymeric Caron nous apprend qu’un Français moyen non végétarien aura mangé dans sa vie : 6 à 7 bœufs, vaches ou veaux, 33 cochons, 1 à 2 chèvres, 9 moutons, plus de 1300 volailles, 60 lapins, et 1000 kg d’animaux marins ……. Exemple à imiter pour conduire l’humanité à sa perte !

J’ai lu « La viande de bœuf ne pose pas ce problème car elle ne contient pas d’ hormones de croissance. » En l’état de mes connaissances ??????????
Je crois savoir que : ‘La viande de « bœuf » actuelle est issue des ensilages à 98% # (à la louche), il s’agit de « vaches réformées » vers la 3° ou 4°,voire 5° année de leur vie ‘d’alcooliques involontaires’ ayant absorbé l’équivalent de 1,2 à 2,2 l d’alcool pur/jour, soit en moyenne 1,6 l d’alcool pur par jour (voir articles de Claude et Lydia Bourguignon). Il s’agit d’animaux-chosifiés poussés sous cette véritable torture à produire jusqu’à 11 000 l de lait/an soit 37 l lait/jour sur plus de 300jours (au lieu de 1 200 à 2 100 l/an soit de 4 l/jour à 7 l/jour en moyenne annuelle … selon qu’il s’agit d’une Jersaise ou Montbéliarde ou Limousine ou Salers … ou d’une Normande, à une époque où il y avait des temps de pose de 2 à 3 mois/an, pour éduquer leurs petits) . Lors de l’abattage de ces martyres, les vétérinaires mettent systématiquement à l’écart les foies lors des contrôles sanitaires car ils sont atteints de cirrhose ou de cancer, sans parler des autres organes tous malades. La discrétion est de rigueur ; commerce et emplois obligent !

La science sans conscience ayant fait un pas en avant, je ne peux pas résister à la tentation suivante : « Vaches à hublot »... ou comment l’INRA étudie les gaz à effet de serre chez les ruminants !

Depuis quelques années on sait que les rots des ruminants avaient une incidence sur les gaz à effet de serre En effet les quelques 1,3 milliard de vaches de la planète (une vache pour cinq humains) exhalent environ 300 000 milliards de litres de méthane par an. Les données de l’agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) indiquent que cette source représente presque 20 pour cent des émissions de méthane reliées aux activités humaines, égalant à peu près la proportion attribuable aux industries du gaz naturel et de pétrole Dernièrement la lecture d’une newlestter de Miçhel Tarrier ( un rédacteur de Naturavox ),m’a appris l’existence des « vaches à hublot ». (voir en bas de page sa newlester) La « vache à hublot »... kézako ! Comme je l’ai signalé plus haut les ruminants avec leurs éructations ( rots ) et leurs flatulences ( pets ) dégagent du méthane qui est connu comme un gaz responsable de l’effet de serre. En France , c’est l’INRA et plus spécialement l’unité de Theix, près de Clermont-Ferrand qui est chargée de cette recherche. Le système digestif de la vache ! Le rumen ou panse est le premier des quatre estomacs de la vache. Les chercheurs ont voulu savoir ce qui se passait à l’intérieur, alors pour y avoir un « libre accès », ces derniers ont percés la peau de l’animal et ils ont ensuite refermé le tout avec un hublot en plastique. Dans les fermes expérimentales, ce hublot permet de passer le bras profondément dans l’animal afin de prélever des échantillons du bol alimentaire.
Ce hublot, qui donne accès à l’un des estomacs de la vache (rumen), est avant tout un outil pour les scientifiques et permet d’analyser le contenu de ce qu’elle mange, ainsi que le procédé de fermentation. la vache a 4 “réservoirs digestifs” : le réseau, le rumen (ou panse), le feuillet et la caillette ; mais elle n’a, à proprement parler, qu’un estomac vrai et il s’agit de la caillette. Le réseau, le rumen et le feuillet sont qualifiés de pré-estomacs.( schéma du système digestif de la vache Pâturage ou ensilage.... leurs effets de serre ! Les émissions mesurées se sont révélées similaires, que les vaches aient été au pâturage ou nourries à l’ensilage Toutefois, quand on prend en considération l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre de la ferme ( effets des émissions produites par l’utilisation de carburant, d’ électricité, engrais etc ) on a pu établir que le recours au pâturage permettait une réduction des émissions totales par rapport à l’ensilage ! »
Je suis convaincu(*) qu’un livre reste à écrire sur les conséquences sur la Santé de pratiques telles que les ENSILAGES, les ENRUBANAGES, les MASH, les ELEVAGES INDUSTRIELS ……….……par l’intermédiaire non seulement des laitages, mais aussi des fromages et des viandes rouges ! (*) sans vous faire part de mes observations réductrices et subjectives de nombreux alcooliques de 30 à 40 ans, tout au moins dans les campagnes, qui n’ont pas tété le lait de leur mère mais plutôt du lait de vache ensilées ! Pardonnez-moi c’est à priori une très mauvaise fin !

à propos de l'auteur

Journaliste scientifique, auteur de 15 livres de vulgarisation sur la santé, fondateur de Thierry Souccar Editions. En charge des questions de santé à Sciences et Avenir pendant 15 ans, il a créé LaNutrition.fr, premier site d’information francophone indépendant sur l’alimentation et la santé. Membre de l'American College of Nutrition depuis 2000. C'est un passionné d'histoire des arts et des sciences, de paléontologie, peinture, aviation légère, littérature, musique classique et country/bluegrass. Il vit, écrit et peint dans le midi de la France. Il a deux fils, Paul et Louis. 

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