Maux de tête

Migraine : comment poser le diagnostic

Migraine : comment poser le diagnostic

Maladie complexe et protéiforme, la migraine ne se diagnostique pas facilement. Voici les critères de diagnostic couramment admis, rappelés par le Dr Josh Turknett dans En finir avec la migraine.

La migraine ne se diagnostique pas par des prises de sang, des radios ou des IRM. En dépit de tous les progrès de la médecine moderne, la migraine se diagnostique toujours « à l’ancienne », c’est-à-dire en interrogeant le patient.
Quelles sont donc les caractéristiques diagnostiques de la migraine ? D’après les directives très strictes de la International Headache Society, le diagnostic officiel de la migraine repose sur la présence d’au moins cinq épisodes de mal de tête qui remplit trois critères :
1 • Le mal de tête doit durer au moins quatre heures.
2 • La douleur doit présenter au moins deux des quatre caractéristiques suivantes. Elle peut être :
− unilatérale (située sur un seul côté de la tête) ;
− pulsatile ;
− d’intensité modérée à sévère ;
− aggravée par l’activité physique.
3 • La céphalée doit s’accompagner d’au moins l’un des deux symptômes suivants :
− nausées et/ou vomissements ;
− hypersensibilité à la lumière (photophobie) ou au bruit (phonophobie).

Ces éléments caractérisent la forme la plus forte de crise migraineuse classique. La bonne nouvelle, c’est que si vos maux de tête satisfont à tous ces critères, vous avez de fortes chances qu’il s’agisse de migraines. Avec des critères aussi stricts et précis, le risque de confondre une migraine avec autre chose est extrêmement faible.
Cependant ces critères diagnostiques passent à côté de beaucoup de migraines car c’est que ces dernières se manifestent sous des formes très différentes. Cela signifie donc que si vos maux de tête ne satisfont pas tous ces critères, vous pouvez quand même être migraineux.
En effet, la crise migraineuse comporte une série d’événements interdépendants. C’est un processus complexe, avec des composantes changeantes et plusieurs issues possibles après le déclenchement de la crise. De plus, de petites et subtiles différences dans le déroulement de ces événements peuvent entraîner de grandes différences de vécu de la crise. Il en résulte une grande diversité de vécu d’une personne à l’autre, voire d’une crise à l’autre chez la même personne.
 

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