Santé naturelle

Bains dérivatifs : pourquoi et comment les pratiquer

Bains dérivatifs : pourquoi et comment les pratiquer

Le bain dérivatif est une technique naturelle qui améliore le fonctionnement du corps en évacuant les pollutions alimentaires et environnementales. Plutôt qu’un remède, ces bains doivent être considérés comme une pratique d’hygiène générale. Détails avec Emmanuel Duquoc, l'auteur de 52 semaines pour vivre bien sans médecin.

D'où vient cette pratique ?

Selon France Guillain, conférencière et auteure de plusieurs ouvrages sur les bains dérivatifs, l’habitude des Écossais, des Indiens, des Polynésiens et de nombreux autres peuples de ne pas porter de sous-vêtements sous le kilt, le pagne ou le drapé, favoriserait un bon drainage des toxines du corps.
En effet, au cours d’une marche sans sous-vêtement (comme la pratiquaient nos ancêtres préhistoriques), les côtés des aines, légèrement humidifiés de sueur, se frottent l’un contre l’autre et ceci aurait pour effet de stimuler la motilité des fascias. Ces fascias seraient chargés notamment de drainer les déchets métaboliques vers les voies d’excrétion par de fins canaux les parcourant. Toujours d’après France Guillain, la marche sans sous-vêtement, de par l’évaporation de la sueur, créerait une zone de fraîcheur locale qui diminuerait très légèrement la température corporelle, limitant l’inflammation, donc l’oxydation et, par conséquent, le vieillissement. À l’appui de ses dires, France Guillain indique que la température corporelle moyenne des Occidentaux est passée en une cinquantaine d’année de 36,6 °C à 37,2 °C, ce qui témoigne d’un état inflammatoire chronique.

Les bains dérivatifs, qu'est-ce que c'est ?

Connus depuis des milliers d’années en Chine, les bains dérivatifs ont été décrits pour la première fois en Occident par Louis Kuhne, à la fin du XIXe siècle, sous le nom de « bains de siège à friction ». Ils ont été ensuite améliorés et popularisés par France Guillain. Ils consistent à combiner un rafraîchissement et une friction des deux plis de l’aine et du périnée. Ces deux actions conjointes feraient vibrer les intestins et les fascias (ces membranes fibreuses qui recouvrent nos muscles), y compris ceux du crâne, ainsi que nos organes, notamment notre cerveau.

Les bénéfices des bains dérivatifs

France Guillain émet l’hypothèse que les fascias n’ont pas pour seule fonction le soutien des muscles et des organes mais qu’ils sont parcourus de canaux très fins reliés entre eux en un vaste réseau aboutissant aux intestins. Leur vibration aurait pour fonction de drainer les toxines du corps vers les voies d’excrétion, participant ainsi à son bon fonctionnement. Cette hypothèse n’a pour le moment pas été vérifiée scientifiquement. Les graisses excédentaires pourraient elles aussi être progressivement drainées par ce processus, ainsi que nombre de déchets métaboliques issus du fonctionnement des organes et de produits chimiques issus de l’environnement (pollution extérieure, produits cosmétiques, etc.) et absorbés via l’alimentation, la respiration et la peau.
D’après France Guillain, les bains dérivatifs auraient de nombreux  effets possibles. Les plus visibles seraient un remodelage progressif de la silhouette, une régulation du poids ainsi qu’une repigmentation progressive des cheveux qui pourraient retrouver partiellement ou totalement leur couleur d’origine.
Globalement, les bains dérivatifs participeraient à la vitalité, à la régulation thermique et à l’immunité tout en favorisant la résorption de surcharges diverses, y compris les excroissances de peau et les lipomes.

En pratique, comment faire ?

Habillez-vous suffisamment chaudement – avec pull, chaussettes, chaussons, etc. – pour avoir une sensation générale de chaleur.
Asseyez-vous sans slip sur un bidet, sur une planche en travers d’une baignoire ou encore sur tout autre support, les parties génitales au-dessus d’une bassine ou d’un seau rempli d’eau fraîche mais non glacée (très important !). En hiver, l’eau peut être légèrement tiède.
Plongez un gant de toilette (ou une éponge) dans l’eau et faites-le glisser alternativement dans les plis de l’aine de haut en bas et jusqu’au périnée. Humectez d’eau fraîche en permanence et passez de part et d’autre du sexe sans remonter au-delà du pubis. Pratiquez durant 10 minutes au minimum et jusqu’à 30 minutes voire 1 heure si vous êtes corpulent ou encombré ; toutefois 20 minutes constitue une bonne moyenne.
Après le bain, restez bien au chaud afin de favoriser la détente des fascias.

Quand pratiquer ?

Idéalement, tous les jours ; 3 à 4 fois par semaine sont un minimum et correspondent à un entretien. Il est possible de faire des cures de 3 semaines puis d’espacer à 3 fois par semaine si votre emploi du temps est chargé.
La séance peut être renouvelée une ou plusieurs fois par jour en cas de maladie.
Le matin à jeun en finissant 30 minutes avant le repas est idéal. Le reste de la journée, évitez la proximité d’un gros repas, 30 minutes ou 1 heure et demie après.

Précautions

Attention ! Il ne faut absolument pas avoir de sensation de froid, même des frissons. Il faut avoir positivement chaud, avec une sensation de fraîcheur strictement locale. Sinon, l’effet du bain dérivatif est annulé par la tension des fascias au lieu de leur mobilisation. En cas de frilosité, n’hésitez pas à utiliser une bouillotte et placez-la sur votre ventre le temps que le corps retrouve sa capacité de régulation thermique.
En cas de sensation d’épuisement après le bain dérivatif, réduire la durée ou la fréquence et ne rien forcer.

Contre-indications :

  • épuisement physique lié à une maladie grave ou à l’âge ;
  • opération chirurgicale (dans ce cas attendez 6 mois à 1 an en fonction de l’âge, le temps que la cicatrisation soit totale) ;
  • port d’un stimulateur cardiaque (dans ce cas, restez prudent et arrêtez si les bains provoquent de la tachycardie) ;
  • grossesse : attendre 3 mois.

Réactions possibles
• petits boutons sous la peau qui disparaissent généralement au bout de quelques jours ;
• grande fatigue le soir avec endormissement rapide et lever en pleine forme le matin ;
• angoisses ou déprime passagère ;
• réapparition passagère de symptômes ou de douleurs déjà ressentis;
• disparition des graisses sous-cutanées parfois suivie d’une réapparition de graisses accumulées au niveau des organes et qui refont surface avant d’être éliminées si les bains sont poursuivis.

Commentaires

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Par So | le samedi 15 novembre 2014
Bains dérivatifs et maladie de Lyme...

Bonjour,

Voici mon témoignage sur les bains dérivatifs....

Il y a plus d'une vingtaine d'années, alors étudiante je faisais de petits boulots d'appoint.... Un jour une belle jeune fille ( souvenir de ses dents tres blanches et de magnifiques cheveux noirs ) me voyant très fatiguée et peiner dans mon travail, me demanda ce qui se passait...

" rien de particulier,"lui dis je , "Je suis tres fatiguée, je suis toujours fatiguée, avec de grosses douleurs partout dans mon corps....
Mais c'est normal, cela est comme ça depuis ma naissance, et ce sont certainement les séquelles d'une grave maladie non diagnostiquée qui m'a entre autre, paralysait pendant 5 ans....de 9 à 14 ans...traitée avec de grosses doses de cortisone, les différents médecins ne me donnaient aucune chance de remarcher, maigrir, grandir et de dépasser les 20 ans....je les ai depasser, je suis chanceuse!"....
Elle me tend un livre...." C'est le dernier que j'ai, c'est ma maman qui l'a écrit , lis le , cela peut t'aider! Je te l'offre, ne le perds pas!!!
J'ai été tres émue de cette main tendue, c'est tellement rare, alors en rentrant je lis , très enthousiaste et fait les bains trois jours, puis ma vie parisienne a repris le dessus....
10 ans plus tard, alors une nouvelle fois très malade, problème de foie, grosse fatigue, douleurs dans tout le corps, et perte de poids inquiétante....50 kg pour 1m84! mais des analyses toujours et inlassablement normales, dépressions me disent tous les medecins que je vois...
Un matin au fond du gouffre, je retombe sur ce livre...il semble briller devant moi. Je le relis et fais les bains, j'insiste, petit à petit mon état s'ameliore, je reprends du poids ,6 kg en 3 mois!, après 6 mois de bains, mes cheveux se transforment, le tartre sur mes dents tombe, je reprend beaucoup de cette énergie qui me manque tant....
Depuis je pratique ces bains, ils m'ont toujours aidé dans mes nombreux épisodes de fatigue....
Si je reste longtemps sans les faire je rechute....ça était le cas il ya deux ans...une nouvelle fois en état très critique... 2 solutions pour moi retourner encore une fois à l'hopital pour ne rien trouver ou me débrouiller toute seule... Je décide de prendre des cours d'herboristerie pour me soigner toute seule et surtout refaire mon terrain,puisque la médecine allopathique ne peut plus rien pour moi.Je ne supporte plus aucun traitements, au contraire ils aggravent mes problematiques'
Apres deux ans d'etude, je découvre que j'ai la maladie de Lyme, déclarée depuis au moins 32 ans!!!
" si vou êtes encore debout après toutes ces années, c'est certainement grâce a vos plantes., surtout continuez!!!" m'a dit mon médecin homéopathe....
C'est sûre ( entre autres , vive l'ortie) , mais grâce aussi à une alimentation méditerranéenne , avec beaucoup de plantes sauvages et aromatiques depuis l'enfance et aussi grâce aux bains dérivatifs!!!....

Depuis je les conseille pour ceux qui souffrent de Lyme et les retours sont très positifs pour ceux qui essaient!!! Les bains detoxifient l.organisme, indispensable pour cette maladie....ils aident aussi pour les herxheimers de Lyme ( avec tisanes d'ortie toute la journée!!).

Pour moi, ils sont plus qu'un nettoyage de l'organisme.... Ils m'ont toujours permis de reprendre cette énergie qui manque tant, de diminuer les douleurs et permettent de mieux dormir....et en plus c'est gratuit....

Un grand merci pour tous vos conseils, articles etc....ils sont d'une grande utilité ...une bouffée d'oxygène...
Et surtout Portez vous bien,
Sophie

Par ANNETTE LEXA-CHOMARD | le dimanche 20 août 2017
bains dérivatif et lipome

J'ai testé les pochettes glacées de France Guillain (plus pratique que les bains d'eau glacée) au départ sans conviction et pour voir comme çà. Laissé 1/4H ) 1/2 h 2 fois par jour. Il se trouve que j'ai un lipome dans le dos (non gênant) qu'on m'avait dissuadé d'opérer car cela laisserait des traces inesthétiques. J'ai eu la surprise de constater qu'il s'est mis à fondre de moitié au bout de 2-3 semaines pour devenir tout petit. Mais , si j'arrête , cela revient au bout de 2 mois. Si je recommence les pochettes glacées, il se remet à fondre à nouveau. Cela fait 3 fois déjà et là, je recommence à nouveau. Il se passe donc bien quelquechose au niveau physiologique (mobilisation des graisses de l'organisme) avec cette application de froid sur le périné et l'aine...

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