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Le cancer, qu’est-ce que c’est ?

Le cancer, qu’est-ce que c’est ?

Pour comprendre pourquoi un régime cétogène peut aider à vaincre le cancer, il faut connaître les mécanismes à l’œuvre au niveau cellulaire dans cette maladie. Les voici.

Le cancer n’est pas une maladie unique mais un ensemble de maladies différentes. Mais ces maladies ont toutes en commun le fait que certaines cellules se comportent de façon incontrôlée dans un tissu ou un organe, que ce soit dans les poumons, dans un sein, dans le foie ou dans le sang, etc. Pour mieux comprendre le comportement incontrôlé des cellules, il faut d’abord expliquer ce qu’est leur division contrôlée.

La division contrôlée des cellules

Tous les êtres humains, mais également la plupart des animaux et des plantes (lorsqu’elles ne se reproduisent pas par bourgeonnement ou marcottage), sont issus d’une cellule unique. Il s’agit généralement d’un ovocyte fécondé. Si celui-ci se contentait de se diviser encore et encore et de produire toujours plus de nouvelles cellules toutes semblables aux précédentes, il ne générerait jamais rien d’autre qu’un gros amas de cellules – mais ni un hippocampe, ni un cocotier, ni un être humain.
Des organismes aussi complexes ne peuvent se développer que si les cellules se divisent et se spécialisent de façon contrôlée et conformément à un programme défini. Ce programme est à la fois encodé dans leurs gènes et influencé par l’environnement direct.
« Division contrôlée » se réfère ici à trois phénomènes :

  1.  Il n’y a création de cellules que dans la mesure où elles sont utiles (par exemple pour constituer un foie de taille normale).
  2. Certaines cellules spécialisées sont créées à l’endroit précis où elles sont utiles (par exemple, dans le foie, des cellules de foie, dont l’aspect et la fonction sont tout à fait différents de ceux, disons, des cellules musculaires ou cérébrales).
  3. L’organisme élimine de façon ciblée les cellules non utilisées.

Un processus régulé mais soumis à erreur

Lorsque ces mécanismes fonctionnent correctement, l’ovocyte fécondé du début – que nous allons considérer comme un ovule humain – donne naissance à un être humain normal et globalement en bonne santé. Cette division contrôlée, sans laquelle nous ne serions tous que des amas de cellules croissant à l’infini – et donc, au fond, des tumeurs – est un processus très complexe et finement régulé. Malheureusement, il est aussi sujet à erreur. Au cours de la vie d’un être humain, il naît constamment des cellules qui lui échappent. Généralement, soit elles meurent d’elles-mêmes, soit elles sont repérées par le système de défense du corps et rendues inoffensives ou, tout du moins, tenues en échec par leur environnement. Il arrive toutefois qu’elles parviennent à s’imposer et continuent à se diviser. Il se forme alors un amas de cellules dont les membres se divisent encore et encore de façon anarchique. Cet amas peut devenir si grand qu’il va entraîner des problèmes de santé. Il peut se développer à l’intérieur d’autres organes et leur porter atteinte. Il peut aussi entrer en compétition avec les tissus sains pour l’approvisionnement en énergie. En outre, des cellules s’en détachent et peuvent s’établir en un autre endroit du corps et y former de nouveaux amas de cellules que l’on appelle des métastases. C’est lorsque l’on a affaire à cet ensemble de phénomènes que la médecine parle de tumeur maligne.
Les cellules cancéreuses ont perdu leur aptitude à vivre de façon utile et ordonnée au sein d’un organisme. Avec le temps, elles perdent aussi de plus en plus les caractéristiques des cellules de l’organe dont elles sont issues.
La croissance incontrôlée des cellules n’est toutefois pas le seul point commun aux tumeurs. Quelle que soit la cause de leur apparition – infection virale ou une des innombrables mutations génétiques –, presque tous les types de cancers agressifs ont une caractéristique commune : la manière dont ils se nourrissent, c’est-à-dire dont ils s’approvisionnent en énergie, s’éloigne également de plus en plus de celle des cellules normales.

En résumé
Un cancer est fait de cellules microscopiques qui ne cessent de se multiplier. Lorsque la masse de cellules atteint une taille suffisante pour être décelée, elle devient une tumeur (on parle de tumeur primaire). Au bout d’un certain temps, des cellules cancéreuses se détachent de l’organe d’origine, migrent dans le système sanguin et s’implantent dans une autre région du corps où elles forment des tumeurs secondaires ou métastases, du grec metastasis « changement de place ». Une fois enclenché, ce processus engendre de nouvelles colonies de cellules souches du cancer. La multiplication de nouvelles cellules cancéreuses, de nouvelles colonies et de nouvelles tumeurs s’accélère alors. L’histoire prend tristement fin quand l’invasion tumorale a gagné tant de sites vitaux (cerveau, foie, poumons et reins) que les organes ne parviennent plus à fonctionner, ce qui entraîne la mort.

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