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Un corps sans douleur
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Si comme 80 % de la population vous souffrez de douleurs chroniques, maux de dos, de cou, de hanche, de genou, d’épaules, douleurs musculaires, ce livre est votre meilleur investissement pour retrouver la santé !
Votre problème : de mauvaises postures qui au fil des années donnent des douleurs chroniques.
La solution : un programme correctif adapté à chaque type de posture, plus un programme nutritionnel anti-inflammatoire. Il vous aidera à tonifier votre corps et oublier vos douleurs.
Grâce à ce livre vous saurez :
- Identifier votre posture dominante
- Utiliser les automassages contre la douleur
- Renforcer vos muscles en profondeur
- Réduire le risque de traumatismes articulaires ou musculaires
Plus de 100 illustrations et photos font de ce programme un outil simple à comprendre et à appliquer : 20 minutes par jour sont suffisantes pour éviter de souffrir du dos, des articulations ou des muscles.
Lisez Un corps sans douleur et renouez avec le tonus, l’énergie et la capacité à profiter de la vie.
Sommaire
Introduction
Première partie : Les clés d’une posture parfaite
Le corps ou les lois de l’équilibre
A l’origine, un schéma moteur
Comprendre le principe des chaînes musculaires
L’influence de la position assise sur la posture
L’inflammation, une réponse à des tensions excessives
Mieux comprendre l’arthrose
Emotions et postures
La posture idéale existe-t-elle ?
Deuxième partie : Un corps sans douleur en 3 étapes
Apprendre à se masser soi-même
Reprogrammer sa posture
Renforcer la bonne posture par le gainage
Comment intégrer ce programme dans la vie quotidienne
Troisième partie : Mieux manger pour ne plus souffrir
Les 5 principes de l’alimentation anti-inflammatoire
La nutrition anti-inflammatoire en pratique
L'auteur
Christophe Carrio : « 20 minutes par jour pour ne plus souffrir »
Christophe Carrio vient de publier « Un corps sans douleur », un programme d’exercices correctifs pour en finir avec les douleurs chroniques, inspiré par sa propre expérience et sa formation. Ce quadruple champion du monde de karaté artistique – une discipline traumatisante – évolue lui-même aujourd’hui dans un corps sans douleur. Nous l’avons rencontré pour vous.
Quel est votre parcours ?
J’ai toujours été fasciné par le corps humain, ses performances mentales, physiques, son potentiel d’adaptation, de guérison. Depuis que je suis tout jeune je me passionne pour tout ce qui concerne la performance humaine au sens large. Mais je suis vite rendu compte dans mon parcours sportif qu’on ne pouvait pas dépasser les limites (du moment) inopinément. Le corps vous le fait payer très cher tôt ou tard. Le paradoxe que j’observais autour de moi c’est que le sport auréolé de toutes les vertus bénéfiques pour le corps et l’esprit n’était pas si bon que ça ! 90 % des sportifs vous confieront qu’ils ou elles traînent des petites douleurs ou les séquelles d’un traumatisme.
Et vous, vous êtes-vous blessé ?
Oui. Jusqu’en 2002 « aucun problème majeur » à part les inflammations à répétitions ou les raideurs matinales usuelles de beaucoup de gens. Jusque-là je pensais que tout cela était « normal ». Je demandais tellement à mon corps pour mes entraînements, mes compétitions, les voyages, les shows… que ces petites douleurs et raideurs étaient normales. Je pensais être chanceux lorsque je discutais avec d’autres sportifs de haut niveau ou avec des sportifs amateurs qui ne disposent pas forcément de l’encadrement que j’avais. Et en septembre 2002, c’est la catastrophe, rupture totale du mollet (les deux faisceaux des jumeaux). Les spectateurs assis à 50 m de là ont même entendu le bruit ! Puis les problèmes commencent. Mal orienté, je ne suis pas opéré. Mon corps fabrique un hématome qui s’enkyste empêchant les tissus de cicatriser. Six mois plus tard encore boiteux, je pars aux Etats-Unis pour m’occuper de la préparation physique de différents sportifs de haut niveau. J’y découvre surtout les médecins de l’Académie de médecine sportive américaine. Ils m’ouvriront les yeux sur une vision globale de la médecine traumatologique. Pourquoi le corps se blesse-t-il à un certain endroit ? N’est-ce pas la conséquence de multiples compensations ? Plus j’apprenais et cherchais de mon côté et plus je découvrais que mon propre corps était rempli de compensations. Il avait appris pendant des années à éviter la douleur et compenser. Mais fondamentalement le corps n’est pas fait pour compenser alors un jour ou l’autre il « craque », ou il « disjoncte » ou il tombe malade.
A qui s’adresse « Un corps sans douleur » ?
C’est d’abord un guide pratique qui apporte des solutions concrètes aux lecteurs qui souffrent et ceux qui souhaitent éviter de souffrir un jour ou l’autre. Que l’on soit sportif ou non, notre espérance de vie s’allonge grâce au progrès sanitaire, à la nutrition, mais en même temps la sédentarité prend de l’ampleur. Et plus on vieillit plus les traumatismes que l’on a fait subir au corps ou que l’on a subi, émergent. Passer 10 h par jour assis confortablement, au bureau, en voiture, chez soi n’est pas bon pour le corps. La position assise provoque des dérèglements posturaux dont les répercutions importantes ne se ressentiront que bien des années plus tard. Le manque d’échauffement de nombreux sportifs provoque aussi des microlésions surtout si le corps utilise déjà des compensations corporelles, ce qui nous ramène aux dix heures que nous passons assis et aux dérèglements entre les différentes chaînes musculaires du corps !
Quelles sont les solutions ?
De très nombreuses méthodes sont recensées dans le livre comme pratiquer des automassages pour lever les tensions profondes, car si on ne fait qu’étirer les muscles on favorise de façon schématique les nœuds musculaires présents en les resserrant. Faire des exercices pour rééquilibrer sa posture puis renforcer de façon équilibrée et spécifique les chaînes musculaires profondes et superficielles. Ce qui est important c’est de faire quelque chose, mais quelque chose de cohérent pour ne pas créer plus de dégâts.
C’est là qu’intervient le principe des types posturaux ?
Oui. Chacun, depuis l’enfance, développe par ses caractères génétiques, son mode de vie, les traumatismes qu’il a subi, une posture caractéristique et des compensations musculaires et articulaires plus ou moins importantes. Or il existe une posture « parfaite » d’un point de morphologique. Dès qu’on s’en éloigne, ce qui est le cas de la plupart d’entre nous, le corps compense et s’use plus rapidement. C’est un peu comme une voiture avec le train avant voilé. On peut toujours conduire, même à grande vitesse, mais on use les pneus et les roulements beaucoup plus rapidement. Sans compter, pour les sportifs, un risque accru de blessure.
J’ai ainsi recensé 5 types posturaux les plus communs. Le livre propose des programmes pour chaque type de posture.
Que se passe-t-il si deux personnes avec des types posturaux différents adoptent un même programme ?
L’une d’elles ira mieux ; pour l’autre, les problèmes commenceront ou s’accentueront. En revanche, il y a de petits exercices faciles et communs à tous les types posturaux, pour décompresser la colonne vertébrale, ou aider au repositionnement du bassin et des épaules dans la journée, au travail par exemple. Favoriser un meilleur alignement du corps de façon régulière dans la journée, tous les jours, c’est déjà agir sur sa posture.
Le programme détaillé dans ce livre repose-t-il sur des bases scientifiques ?
Bien sûr. J’ai intégré les travaux de spécialiste de la colonne vertébrale comme le professeur Stuart McGill qui est une sommité dans le domaine, les travaux sur la douleur et les trigger points menés par le docteur Janet G. Travell qui soigna le président John Kennedy de ses problèmes de dos, les travaux du professeur Vladimir Janda ou encore Shirley Sahrmann. J’ai aussi lu les approches de Mézière, de Feldenkrais. Finalement, ma méthode est une synthèse de toutes ces approches. J’ai essayé d’en tirer le meilleur à chaque fois. De façon globale, je suis un peu comme Saint Thomas, je crois ce que je vois. Et après avoir retrouvé un corps sans douleur, performant, avoir aidé beaucoup de personnes à obtenir des résultats similaires aux miens, ce livre devenait pour moi indispensable. Non pas que les autres approches ne marchent pas, mais au moins je sais que la mienne a fonctionné sur moi et sur énormément de personnes. La méthode décrite dans le livre convient à toute personne voulant se prendre en charge et adopter une hygiène corporelle au quotidien.
Combien de temps faut-il consacrer chaque jour à ces exercices ?
Chaque programme prend environ 20 minutes par jour dans la version globale, mais on peut toujours effectuer une version courte les jours où on n’a pas le temps.
Il y a aussi un chapitre sur la nutrition. Y a-t-il un régime anti-douleur ?
Absolument. Un déficit en magnésium par exemple provoque une augmentation du tonus musculaire, ce qui à la longue peut provoquer des tensions musculaires qui se surajoutent à celle déjà présente à cause de notre posture assise ou d’une pratique du sport mal conduite. Le sport aussi entraîne souvent des déficits magnésiens. Le déséquilibre entre les graisses des familles oméga-6 et oméga-3 est responsable d’un état inflammatoire qui peut se manifester sur le système musculo-articulaire par exemple. L’acidification de l’organisme par l’alimentation diminue les capacités de contractions et de relâchement des muscles ce qui peut en retour avoir un effet la création de tension. Bref, beaucoup de choses sont liées. Les épices comme le gingembre et le curcuma représentent aussi des alternatives aux anti-inflammatoires. Bref, un chapitre s’imposait dans un livre traitant d’un corps sans douleur.
Que conseiller à une personne qui souhaite se maintenir en forme en faisant du sport ou une activité physique ?
Tout dépend de son niveau de forme, de son état de santé, de sa posture. Je commencerais donc à lui faire adopter un programme correctif spécifique en fonction de son type postural, après quelques semaines j’intégrerais 2 séances par semaine de renforcement musculaire fonctionnel qui diffère de l’approche que l’on trouve dans beaucoup de salles de sport. Le but étant de renforcer des mouvements globaux du corps, qu’on appelle des schémas moteurs et d’accroître la puissance et la masse musculaire, avant qu’elles ne déclinent avec l’âge. L’esthétisme corporel qui résulte d’un tel programme n’est ainsi pas l’objectif prioritaire, même si c’est ce que beaucoup recherchent en priorité. J’ajouterais 2 séances de travail cardio-vasculaire par semaine en fonction de l’état du métabolisme hormonal de la personne. En effet si un individu possède un taux de cortisol trop important, et pas assez de testostérone ou de DHEA comme c’est souvent les cas après 40 ans, alors rajouter des exercices cardio-vasculaires comme la course à pied ou le vélo constitue un vecteur de déséquilibre hormonal supplémentaire. Beaucoup de femmes par exemple qui ont suivi de nombreux régimes ont un métabolisme complètement perturbé et ralenti. Rajouter un travail cardio-vasculaire dans ces conditions permet dans les premières semaines de perdre du poids, mais, après quelques semaines le métabolisme devient encore plus économe, ce qui est le contraire de l’objectif recherché.
Quels sont vos projets ?
Je travaille sur un nouveau livre sur la santé globale, en particulier pour en finir avec les régimes. Ensuite j’anime pas mal de formations en Europe. Enfin, j’ai une série d’exhibitions de karaté artistique en France et dans le monde. Ceux qui le souhaitent peuvent me suivre via mon site www.christophe-carrio.com.
Extrait
D’où viennent nos déséquilibres musculaires ?
La difficulté, c’est que les déséquilibres musculaires peuvent être causés par de nombreux facteurs. Ils sont par conséquent fréquents si bien que peu d’individus peuvent être considérés comme « musculairement » équilibrés.
Parmi ces facteurs de déséquilibre, on retrouve ceux associés aux postures quotidiennes. La première image qui me vient en tête est celle d’un arrêt de bus ou d’une station de métro. Il est alors amusant et flagrant à la fois, d’observer la posture d’attente des personnes présentes. On y voit des personnes très cambrées, d’autres sans cambrure avec la tête et les épaules vers l’avant. Certains semblent avoir une hanche qui ressort d’un seul côté. D’autres ont les pieds plats (vous appuyez plus à l’intérieur de vos pieds en marchant ou lors d’une station debout) et d’autres les pieds en canard. Pour la majorité des individus, ces postures sont normales. Il ne vous est jamais arrivé de vous préoccuper de votre posture ou de celle d’autrui. Tout au plus, vous êtes-vous dit un jour « comme il ou elle se tient mal ». Ou encore peut-être avez-vous demandé à vos enfants de se tenir plus droit. La réflexion est rarement allée plus loin.
Notre environnement de travail influence aussi fortement notre posture, via les déséquilibres musculaires qu’il provoque à long terme.
Que ce soit à l’école, au lycée, au bureau, en voiture, et quelle que soit notre activité, nous répétons chaque jour des tâches ou des actions similaires. Que vous tapiez à l’ordinateur, que vous écriviez sur votre bureau, que vous soyez penché sur un patient pour une opération ou une auscultation, que vous balayiez, etc., vous devenez chaque jour plus efficace dans chacun de vos gestes. L’ensemble de votre corps développe des stratégies pour devenir plus efficace. Cependant nous créons ainsi, sans le vouloir, des déséquilibres musculaires et par conséquent posturaux.
Les pensées, les émotions ont aussi une influence sur notre posture, positive ou négative. Lorsque l’on est en dépression, on se replie souvent sur soi même tant mentalement que physiquement, une façon de se rapprocher de la position fœtale. A l’opposé lorsqu’on se sent bien, en pleine réussite, amoureux, « on se sent pousser des ailes », on s’ouvre au monde, ce qui se traduit physiquement par une posture plus fière, plus droite.
Nos anciennes blessures ou opérations chirurgicales peuvent aussi causer des déséquilibres musculaires. Un traumatisme corporel, qu’il soit dû à un accident ou une opération crée une réponse lisible dans nos tissus. Ce qui englobe la peau, les fascias, les vaisseaux sanguins, les ligaments, les tendons, les muscles et les nerfs.
Prenons un exemple. Une élongation ou une petite déchirure du mollet survenue durant le week-end. Votre mollet est douloureux le lundi matin, mais pas suffisamment pour ne pas aller à l’école ou au travail. Après tout, si vous allez voir votre médecin, vous connaissez plus ou moins son diagnostic. Et dans la mesure où vous pouvez poser le pied au sol et marcher en faisant attention, sans trop de douleurs, vous faites l’impasse sur la case médecin. Un peu de repos sera suffisant. Après tout ce n’est pas la première fois que ce genre de bobo vous arrive et votre corps s’est toujours réparé lui-même. Le mardi, votre mollet est toujours un peu gonflé et légèrement bleu, ce qui indique que des fibres musculaires se sont déchirées et que des opérations cellulaires sont en route pour réparer cette zone du corps blessée.
Par exemple votre corps est en train de fabriquer du tissu cicatriciel au niveau de la zone qui a été étirée ou partiellement déchirée. Ce tissu est extrêmement solide mais n’a pas les mêmes propriétés élastiques que vos muscles. Cela signifie que cette zone sera beaucoup plus solide qu’autrefois, mais qu’elle ne pourra pas s’étirer, s’allonger comme le ferait un muscle sain.
Ainsi, si on laisse le corps se réparer tout seul, ce mollet blessé sera moins souple une fois guéri, limitant l’amplitude de flexion de votre cheville (lorsque vous prenez appui dessus). Cette limitation de flexion aura des conséquences sur la façon dont vous marchez, dont vous montez ou descendez les escaliers, et ce d’autant plus si vous faites un peu de sport.
Ce type de raisonnement s’applique à toutes les articulations, aux muscles, tendons, ligaments et la peau (dans le cas de grosses cicatrices). Dans tous les cas, le corps trouve une façon de s’adapter. Notre organisme est un vrai champion du monde de l’adaptation. Malheureusement ses adaptations ont des conséquences, car même si notre corps s’adapte, il ne fonctionne plus de façon optimale, la façon pour laquelle il a été programmé.
Une autre façon de développer des déséquilibres musculaires passe par un entraînement physique inapproprié. Comme par exemple quelqu’un qui va à la salle de sport quelques fois dans la semaine pour se maintenir en forme et évacuer les tensions du travail, peut le faire. Généralement lorsque l’on fait du sport en salle, c’est certes pour se maintenir en forme, mais c’est surtout pour maintenir une apparence séduisante car l’image est devenue une préoccupation permanente dans notre société où beaucoup de rapports humains sont conditionnés par elle.
Auteur(s)
Informations pratiques
- Format : 14x21
- Prix : 21€
- ISBN : 978-2-916878-11-9
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