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Prévenir et guérir la grippe

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Le livre

Prévenir et guérir la grippe

Que savons-nous réellement des virus de la grippe ? Utilisons-nous les bonnes armes pour les combattre ? Thierry Souccar a mené une enquête serrée – et il aligne les révélations sur :

• L’origine des épidémies
• La raison méconnue pour laquelle la grippe sévit en hiver
• L’efficacité réelle des vaccins

Pour prévenir et guérir la grippe, mesures d’hygiène, vaccination et médicaments ne suffisent pas. Il faut d’abord compter sur soi : stimuler son immunité et se doter d’un arsenal antiviral naturel. Vous apprendrez ainsi :

• Pourquoi le stress et le manque de sommeil sont les alliés des virus
• Comment se préparer à une vaccination
• Quelles sont les 3 vitamines les plus importantes pour l’immunité et comment les utiliser
• Quelles plantes peuvent empêcher les virus de vous infecter

Basé sur des dizaines d’études scientifiques, Prévenir et guérir la grippe vous propose un régime complet pour combattre les infections hivernales, ainsi que des protocoles détaillés utilisant les compléments alimentaires.

Sommaire

Première partie : Enquête sur la grippe et quelques révélations
La grippe de 1918
Comment le virus infecte les cellules
Comment nous nous défendons : le système immunitaire
Pourquoi le virus change d’une année sur l’autre
Nés avant 1957 et en 1977, vous échapperez peut-être au virus H1N1
Les mystères de la grippe
Pourquoi la grippe frappe en hiver : le rôle de la vitamine D
Enquête sur les origines de la grippe
Une maladie créée par l’homme
Les pandémies naissent dans les élevages industriels
Le virus H1N1 est né en 1998 en Caroline du Nord

Deuxième partie : Les traitements sont-ils sûrs et efficaces ?
Enquête sur les vaccins
Les médicaments : Tamiflu et Relenza

Troisième partie : Les défenses naturelles
Réduisez le stress et dormez bien
Attention au surpoids
Pour échapper à la grippe, courez (mais pas trop vite)
Plus de 50 ans ? Vérifiez la DHEA et les hormones thyroïdiennes
La vitamine D garante de l’immunité
La vitamine C et les infections virales
La vitamine E, importante après 65 ans
Le bicarbonate de potassium à titre expérimental
Dans les fruits et légumes, un arsenal antiviral
Probiotiques : des bactéries bénéfiques contre les virus

Quatrième partie : Programme anti-grippe
Le régime antiviral, anti-inflammatoire, qui stimule l’immunité
Les compléments alimentaires
La saison froide arrive, que faire ?
Vous êtes stressé(e), que faire ?
Vous vous faites vacciner, que faire ?
Quelqu’un dans votre entourage est malade, que faire ?
Vous tombez malade, que faire ?

L'auteur

Thierry Souccar : « La grippe frappe en hiver parce que nous manquons de vitamine D. »

Le nouveau livre de Thierry Souccar, en librairie le 8 octobre 2009, s’intitule « Prévenir et guérir la grippe ». Il y propose de nouvelles pistes pour comprendre ces virus et les combattre. Entretien.

D’où vous est venue l’idée de ce nouveau livre ?

Thierry Souccar : Des demandes répétées de mes amis et de mon entourage, au printemps, sur les moyens naturels de prévenir la grippe. On entend beaucoup parler d’hygiène, de vaccination, de médicaments, mais étrangement peu du fait que l’immunité dépend beaucoup du statut nutritionnel, mais aussi des hormones, de l’état de stress et de repos. C’est ainsi que peu à peu le livre a pris forme. Une partie du livre présente un régime alimentaire et des protocoles à base de compléments alimentaires pour mieux se défendre.

Ces dernières années, vous aviez privilégié l’investigation scientifique. C’est donc une manière de renouer avec la prise en charge nutritionnelle.

Au nom de la science, Santé, mensonges et propagande ou Lait, mensonges et propagande, sont effectivement des livres d’investigation scientifique. Mais Prévenir et guérir la grippe aussi, en tous cas pour la première moitié du livre. Il n’était pas question de proposer des pistes pour l’immunité sans entrer dans l’intimité des virus de la grippe, leurs origines, leur mode d’action et de propagation. J’ai donc mené l’enquête sur le virus. La deuxième moitié du livre propose des pistes concrètes pour se prémunir et se soigner. C’est donc un livre hybride, à la manière du Programme de longue vie, écrit avec mon ami Jean-Paul Curtay !

Mais que peut-on dire de plus que les spécialistes des maladies infectieuses ?

Quand on porte un regard neuf sur un domaine comme celui-là, des choses sautent aux yeux. Ces virus ne sont pas des « accidents de la nature » mais une création humaine, le prix que nous devons payer aux pratiques d’élevage actuelles et surtout aux élevages industriels. Les élevages industriels sont les laboratoires où se fabriquent les virus de demain. Tant que nous continuerons à élever des animaux dans le seul but d’assurer notre jambon quotidien ou nos nuggets de poulet, nous devrons en supporter les conséquences sociales, médicales et financières sous la forme d’épidémies.

Vous êtes connu comme l’un des spécialistes des vitamines et elles figurent en bonne place dans ce livre.

Quand j’ai écrit Le Nouveau guide des vitamines au début des années 1990, j’ai été frappé par le potentiel préventif et thérapeutique de la vitamine D et en même temps on savait si peu de choses à son sujet, et il se disait tellement de choses fausses sur sa toxicité. Bref, je n’ai pas cessé de suivre l’évolution des connaissances sur cette vitamine et ce qui m’a vraiment motivé pour écrire Prévenir et guérir la grippe, c’est qu’elle se trouve être en première ligne dans notre défense contre les virus de la grippe, et pratiquement personne n’est au courant !

Qu’avez-vous à dire au corps médical à ce sujet ?

La prise en charge de la maladie par les médecins est excellente, mais personne ne sait pourquoi la grippe est saisonnière, pourquoi on est malade en hiver, et pas en été. Aucune des explications actuelles ne tient la route. Pour la première fois dans un livre est exposée une hypothèse très récente, soutenue par les résultats d’études expérimentales, épidémiologiques et cliniques : il y a moins de grippes en été probablement parce que le soleil nous protège en nous permettant de synthétiser de la vitamine D. En hiver, nous sommes presque tous déficitaires en vitamine D, donc très vulnérables.

Voilà pourquoi la grippe serait saisonnière ?

Oui, en très grande partie. Il n’y a pas plus de virus en hiver, mais nous sommes plus vulnérables parce que nous n’avons plus assez de ces substances qui stimulent l’immunité comme la vitamine D. Nous avons aussi moins de composés protecteurs issus des végétaux comme la vitamine C et les polyphénols. Même si ce n’est qu’une hypothèse, je pense que cette information a une importance considérable pour la santé publique parce que la vitamine D apporte bien d’autres bénéfices.

Qu’avez-vous trouvé d’autre ?

La grippe ne semble pas si contagieuse que ça. Elle l’est moins que le rhume. L’idée que ce sont les malades qui infectent les bien-portants et que c’est ainsi que la maladie se transmet n’a jamais été prouvée. Je cite dans mon livre des études menées en 1918 au plus fort de la grippe « espagnole » au cours desquelles des médecins ont essayé d’infecter des bien-portants en leur inoculant des sécrétions et des crachats de malades. Ils n’y sont pas parvenus. Il y a un mode de contagion qui nous reste inconnu. Ce sont peut-être des porteurs sains qui assurent la transmission du virus, pas seulement en hiver, mais toute l’année.

Allez-vous vous faire vacciner contre la grippe saisonnière ?

Non, car j’ai examiné dans mon livre l’ensemble des études sur ces vaccins : ils sont peu efficaces, aussi bien sur l’absentéisme des salariés que sur les complications et la mortalité des plus âgés. Il y a un fossé absolument ahurissant entre le discours que tiennent le ministère de la santé et la caisse d’assurance maladie pour justifier la vaccination de masse, et la réalité des chiffres. Mais je comprends que certains choisissent de se faire vacciner.

Allez-vous vous faire vacciner contre la grippe A(H1N1) ?

Si le virus ne mute pas, ce vaccin sera probablement efficace car à la différence des vaccins contre la grippe saisonnière il cible la bonne souche virale. Reste la question des adjuvants, qui figurent dans les vaccins proposés en France à la population générale. A titre personnel, je ne suis pas satisfait du recul sur ces substances donc je ne me ferai pas vacciner. Je déplore aussi qu’aucun débat n’ait eu lieu à l’Assemblée nationale sur les achats massifs de vaccins. Je veux enfin pouvoir tester, comme le font en ce moment des dizaines de milliers de médecins, chercheurs, citoyens américains, l’hypothèse d’une protection par des suppléments de vitamine D.

Que faites-vous donc à titre personnel contre les grippes ?

Je prends le soleil aux beaux jours, notamment à la mi-journée pendant 15 à 30 minutes, visage découvert pour faire des réserves de vitamine D. A partir d’octobre et jusqu’en mars-avril, je prends un supplément de vitamine D. Je suis aussi le régime que je préconise dans mon livre, pour augmenter les apports en certaines substances qui aident le corps à lutter contre les virus. C’est un régime agréable à suivre, puisqu’on peut boire un peu de vin rouge riche en polyphénols chaque jour. Je fais aussi de l’exercice : c’est très bon pour l’immunité.

Propos recueillis par Sylviane Passard

Extrait

Le vaccin contre la grippe A H1N1 : insuffisamment testé

À l’automne 2009, en raison de la pandémie liée au virus de la grippe « porcine », deux vaccins sont mis en circulation. L’un, contre la grippe saisonnière, est une préparation à base des trois souches virales habituelles. L’autre correspond au virus H1N1 de la grippe « porcine ». Pourquoi deux vaccins et pas un seul ? J’ai posé la question à Ruben Donis, chef du département des vaccins au CDC américain. Ses réponses :
- Les populations ciblées par les deux vaccins ne sont pas les mêmes : personnes âgées pour la grippe saisonnière ; femmes enceintes et enfants pour la grippe « porcine ».
- Il n’y a pas eu d’essais cliniques sur des vaccins avec quatre souches virales et le temps manque pour les mener.
Alors que le vaccin contre la grippe saisonnière était prêt dès septembre 2009, les vaccins contre la grippe A étaient annoncés à partir de la mi-octobre. Aux États-Unis, le CDC recommandait la vaccination contre la grippe H1N1 aux « femmes enceintes, enfants de moins de 6 mois, enfants, adolescents, jeunes adultes entre 6 mois et 24 ans, personnes âgées de 25 à 64 ans avec une maladie chronique ou un système immunitaire affaibli, personnel médical. »

La France avait commandé 94 millions de vaccins pour un coût d’un milliard d’euros. Que faire de tous ces vaccins ? Au moment où j’écris ces lignes, les intentions du ministère de la santé sont des plus floues : dans une interview donnée le 30 août, la ministre de la santé évoque « les personnes qui présentent des poly-pathologies, les nourrissons, les femmes enceintes » avant de déclarer : « Je veux pouvoir proposer la vaccination à tous les Français qui le souhaitent. Les experts du haut conseil de santé publique vont nous proposer au début du mois de septembre une stratégie vaccinale basée sur une évaluation scientifique, tenant compte aussi du calendrier de livraison des vaccins et des autorisations de mise sur le marché. Nous ne savons pas combien de temps l'épidémie va durer. Le virus ne va pas disparaitre du jour au lendemain. Rassurez-vous, les vaccins seront utilisés soit maintenant soit après. »
En septembre 2009, personne ne pouvait dire si ce vaccin est efficace. Ce qui est sûr c’est qu’il n’aura pas, en France, fait l’objet de tests de sécurité grandeur nature.(...)

Le ministère se retranche derrière un avis de l'Agence médicale européenne, qui a autorisé les laboratoires à s'affranchir des étapes de test habituelles pour accélérer la livraison de leurs vaccins. Interrogée, l'Agence européenne se justifie ainsi par la voix de son porte-parole Martin Harvey-Allchurch : « Tout le monde fait du mieux qu'il peut dans une situation qui est loin d'être idéale. Avec la saison froide qui approche, nous avons besoin d'être sûrs que le vaccin est disponible. »
Pourtant, selon, le Dr Keiji Fukuda, responsable « grippe » à l’Organisation mondiale de la santé, les vaccins qui n’ont pas été correctement testés représentent des dangers potentiels : « L’une des choses avec lesquelles il ne faut pas transiger, c’est la sécurité des vaccins. Dans certains domaines vous pouvez faire des économies mais il y a des domaines dans lesquels c’est hors de question. »
Pour le Dr George Annas, un expert en bioéthique de l’université de Boston, « il n’y a absolument aucune excuse de ne pas tester un vaccin avant de l’administrer à qui que ce soit. »

Les Français ne sauront s’ils doivent faire face à des effets secondaires qu’après que plusieurs millions de personnes auront été vaccinées. En effet, les résultats des tests menés aux États-Unis seront connus après le début de la vaccination en France et de toute façon les vaccins américains diffèrent des vaccins utilisés en Europe.
Le Dr Tom Jefferson, qui publie les études sur la sécurité et l’efficacité des vaccins à l’Institut Cochrane (une organisation indépendante qui évalue les pratiques médicales) craint que le vaccin de la grippe A pose des problèmes de sécurité et doute de son efficacité : « Les gouvernements ont le devoir de s’assurer que les vaccins qu’ils proposent sont sûrs et efficaces. » (...) « Les nouveaux vaccins, dit Tom Jefferson, ne se comportent jamais comme vous le croyez. Un lien avec le syndrome de Guillain-Barré est possible, mais cela pourrait tout aussi bien être quelque chose de complètement différent parce que l’un des vaccins renferme un adjuvant appelé squalène, et nous ne possédons aucune donnée de santé publique sur ce produit. »

L’inquiétude porte effectivement surtout sur les adjuvants. Il s’agit de substances qu’on ajoute au vaccin pour renforcer la réponse immunitaire. Certains craignent qu’ils la renforcent tellement que des maladies auto-immunes se développent.
Alors que les vaccins contre la grippe saisonnière sont fabriqués sans adjuvant, ceux conçus pour la grippe A (H1N1), en contiennent. Il y aurait deux raisons à cela si l’on en croit les industriels : premièrement, ils ont élaboré le vaccin anti-grippe H1N1 à partir de vaccins « maquettes » dirigés à l’origine contre le virus de la grippe aviaire, et ces vaccins avaient été conçus avec des adjuvants. Ensuite, à la demande des gouvernements, ils ont dû fabriquer beaucoup de doses en peu de temps. Or, les adjuvants permettent de diminuer la quantité d’antigène dans chaque dose de vaccin tout en conservant la même efficacité. Un vaccin contre la grippe saisonnière renferme en moyenne 15 microgrammes d’antigène par dose. Avec la même quantité, on fabrique quatre doses de vaccin contre la grippe H1N1. Cependant, Sanofi Pasteur a développé un vaccin sans adjuvant qui serait réservé selon les propos tenus le 31 août 2009 dans le journal La Croix par Daniel Floret, président du comité technique des vaccinations, aux personnes ayant des maladies auto-immunes, ainsi qu’aux nourrissons et aux femmes enceintes – preuve que, malgré le discours rassurant, personne n’écarte le risque d’effets secondaires indésirables liés aux adjuvants.

Conclusion : si vous vous faites vacciner contre la grippe H1N1, dites que vous êtes nourrisson, que vous attendez un enfant ou que vous souffrez de maladie auto-immune. C’est peut-être plus sûr !

Auteur(s)

Informations pratiques

  • Format : 13x19 cm
  • Prix : 12.5€
  • ISBN : 978-2-916878-47-8

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