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Par MAGALI WALKOWICZ

La philothérapie pendant le traitement d’un cancer

La philothérapie pendant le traitement d’un cancer

L’annonce d’un cancer peut figer, enfermer dans un immobilisme absolu. Subir et baisser les bras, c’est se priver d’agir contre lui. La philothérapie peut intervenir pour débloquer la situation… Accessible à tous, elle n’est pas réservée à une élite intellectuelle ou, pour citer Kant, aux « penseurs de profession ».

Pourquoi une Diététicienne-nutritionniste s’intéresse à cette question ?

La réponse est assez simple. Se battre contre un cancer, aux côtés des traitements mis en place par l’oncologue, est possible. La diététique notamment peut-être une arme contre le cancer. Il existe une diététique de prévention globale des cancers. Et, il existe aussi une diététique qui peut aider aux côtés des traitements prodigués par l’oncologue et une diététique en prévention des récidives du cancer subi. En tant que diététicienne-nutritionniste, Il y a donc des réponses que je peux apporter aux personnes souffrant d’un cancer. Mais quand le diagnostic est un choc, au point de rendre fataliste, l’expérience m’a prouvée qu’il est très difficile de mettre en place des règles diététiques pour participer au combat contre le cancer. Et quand ce choc a en plus engendré une anorexie, c’est vain.

Pourtant, agir peut tout changer.  2 choses essentielles à gagner :  

  • C’est une bonne réaction face au stress : je vous invite à lire Anticancer de David Servan Schreiber, à ce sujet. Ce livre est accessible à tous. En résumé, le facteur psychologique qui favorise le plus le cancer n'est pas le stress mais l’abandon, le sentiment d'impuissance face au stress, qui tendent à favoriser la progression d'un cancer existant. Inversement un sentiment de contrôle face à une situation émotionnellement difficile à gérer réduirait sa progression.

 

  • Retrouver l’appétit et la capacité d’agir « diététiquement parlant » par exemple - Accepter de se battre, en se donnant des armes supplémentaires, aux côtés des traitements classiques, pour en venir à bout.

La philothérapie est née en Allemagne en 1981 avec le philosophe Gerd Achenbach. Son principe, pour parvenir à débloquer l’abandon dans lequel un patient s’enferme, m’a été suggéré par une amie avec qui j’étais en fac de philosophie et qui travaille aussi dans le domaine de la santé. Je l’ai intégré dans ma pratique, pour des patients qui viennent forcés, sur l’insistance de leur conjoint ou de leur médecin. Peut-être est-ce parce qu’il s’apparente à une discussion, les patients y sont généralement bien réceptifs.

Comment la philothérapie représente-t-elle une aide pendant le traitement d’un cancer?

Quand, paralysé par le stress, au point de refuser d’agir (or, multiplier les stratégies pour venir à bout d’un cancer augmente les chances de guérison) et de ne plus avoir d’appétit (le cancer est une maladie catabolisante, qui peut rapidement ouvrir la porte à une dénutrition protéino-énergétique), il faut changer la donne, ne pas laisser les choses en l’état.

Certains se tournent vers la relaxation, le sport, les associations ou vers des psychothérapies. Mais ce dernier travail ne correspond pas à  ceux qui refusent un travail sur le ressenti, les émotions. Que faire alors si ce n’est trouver d’autres alternatives ? La philothérapie menée par un philothérapeute, en est une, car à la différence de la psychothérapie, elle reste du domaine de la raison et sort le patient pour quelques heures du domaine médical (pour mieux y retourner après). Elle sert à réfléchir, sans affect, pour comprendre, progresser dans sa pensée, sur des notions comme la peur, la maladie, la vie, … Trouver dans la pensée un recul devant la maladie peut-être une consolation pour ensuite mieux agir, sans se laisser envahir par les évènements, à la manière des stoïciens. Le but du philothérapeute, c'est d'aider la personne qu'il accompagne à se considérer comme un être responsable (capable d’agir, responsable aussi dans sa guérison et non pas responsable de sa maladie) et non plus comme une victime. Cela revient à redonner un discernement intelligent et faire des choix raisonnés. En étant moins submergé par les émotions, l’anorexie pourra se débloquer, essentiel pour garder des forces. Cela permet aussi une plus grande attention aux diverses possibilités de lutte active contre la maladie, donc d’en être un acteur en acceptant d’entendre et peut-être d’adopter entre autres des règles diététiques qui peuvent participer à la guérison aux côtés des traitements.

Et puis, défiger la pensée c’est se sentir exister, se sentir en vie. Le besoin de sentir la vie est essentiel pour une personne atteinte d’un cancer. « Je pense donc je suis » disait Descartes pour qui la seule certitude était d’exister, d’être en vie, grâce à la faculté de penser.

 

Commentaire

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Par marie43 | le mercredi 09 novembre 2016
Après la lecture de cet

Après la lecture de cet article, je ne sais tj pas ce que c'est que la philothérapie.

à propos de l'auteur

Mes débuts : des études universitaires en philosophie. Au terme de ce parcours, j’aurais dû embrasser la carrière d’un enseignant en philosophie. Mais avide de liberté, j’ai opté pour le journalisme.

J’ai commencé à écrire des articles pour la presse féminine, passion qui ne m’a pas quittée. Après de multiples écrits dans les thèmes santé, beauté, culture, voyage, nutrition, psychologie, j’ai pris la sage décision de me recentrer sur ma passion : l’alimentation et les avantages qu’elle procure sur la santé, la ligne, la beauté et surtout pour les 3 moments de bonheur qu’elle suscite dans la journée.

Afin de maîtriser mon propos, j’ai entrepris des études de diététicienne et j’ai acquis une expertise de la science du corps humain, de celle des aliments et des techniques culinaires. Toujours à la recherche de nouvelles découvertes diététiques, Je me nourris de littérature scientifique sur le sujet.

En plus des écrits, dont Le guide de la chirurgie de l’obésité, Céto cuisine et Compteur de glucides, parus aux éditions Thierry Souccar, je suis diététicienne en cabinet libéral. Mon intime conviction : quelles que soient les contraintes alimentaires que nous avons parfois à subir, « manger diet, c’est manger bon » !

Voulez-vous en savoir un brin de plus? Je suis accro aux voyages qui m’amènent à plus de 10h de vol de chez moi et c’est aussi difficile de me sortir d’une boutique de thé, que de chez mon chausseur préféré, d’un musée d’art moderne ou de la librairie du coin !

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